Il fallait s’y attendre, après le ramdam qui a été fait autour de la flamme olympique lors de son passage à Paris, la Chine appelle au boycott de produits Français ainsi que de grandes marques comme Carrefour. Cela risque d’être assez efficace. C’est assez logique pour une population matraquée par une presse toute acquise au gouvernement chinois et une propagande incessante sur la lutte salutaire de la « gentille démocratie chinoise » contre « les méchants terroristes Tibétains rétrogrades ».
Bon, on y est donc… le boycott est annoncé et va sûrement se faire. Même si la violence qui a émaillé le passage du symbole olympique en France n’a pas été des plus intelligente, c’était quand même pas mal de marquer le coup et d’afficher notre opposition de manière visible (au passage, dommage que ce soit nos sportifs qui aient enduré une bonne partie des quolibets et mouvements de foule).
N’y a-t-il rien à faire contre ça ? Eh bien peut être que si ! Plutôt que se lamenter, pourquoi ne pas à notre tour, lancer un boycott des produits Chinois et inciter nos voisins Européens à faire de même ? Le gouvernement Chinois a besoin d’une croissance très forte pour justifier ses méthodes et masquer ses manquements aux droits de l’homme. Le peuple chinois ne se rebellera pas tant que les choses vont de l’avant à vitesse grand V. Mais si tout ralentit, ça risque de ne pas être la même chanson.
De plus, si tous les Etats arrêtaient de faire des courbettes aux dirigeants de l’Empire du Milieu, cela les forcerait à mettre un peu d’eau dans leur vin et petit à petit, les inciterait à infléchir leur attitude à l’égard du Tibet (et d’autres provinces moins médiatisées également).
Et puis finalement, un boycott de produits Chinois permettrait accessoirement de relancer provisoirement nos produits nationaux et Européens, non ? Bon, oui, je sais, je sais, il faut que je revienne sur terre… Je rêve tout éveillé là… mais je suis un grand rêveur, c’est bien connu !