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Coups de coeur, coups de blues, coups de gueule... Un peu tout ce qui rythme ma vie et fait battre mon coeur...

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Harry Potter - de l'école des sorciers aux reliques de la mort

J'ai terminé récemment les 7 tomes de la saga d'Harry Potter, le fameux petit sorcier. Croyez-moi, ça en représente des heures de lecture et d'évasion, grâce à JK Rowling, l'auteur de cette histoire pleine d'idées, d'action et de rebondissements !

En fait, je m'y suis mis un peu tard, n'attaquant la lecture qu'au moment où le 1er film est sorti. Mais ça m'a permis d'enchaîner les livres sans cette attente cruelle de presque un an entre chaque opus. Et le mot "captivé" correspond bien à ce qui fut mon état pendant tout le temps où j'ai lu les aventures d'Harry. Il m'arrivait même d'y penser en journée, me demandant comment allait tourner la situation dans laquelle j'avais laissé les personnages la veille au soir en fermant le livre.

Si vous pensez encore qu'il s'agit d'un livre pour enfants uniquement, détrompez-vous ! Certes, on peut aimer ou pas, mais l'auteur a réussi le tour de force de créer un monde parallèle au monde "en surface" des humains, ou plutôt devrais-je dire de "moldus", nom donné par les sorciers aux gens sans pouvoirs... vous et moi si vous préférez ! On avait donc quelques références dans le temps et l'espace auxquelles se raccrocher, mais aussi découvrir des kyrielles de petites "inventions", toutes plus intéressantes les unes que les autres, et terriblement bien décrites :  Des petits Elfes de maison (bien loin de ceux du Seigneur des Anneaux) et leurs problèmes de reconnaissance sociale et raciale. La Pensine, liquide magique permettant de stocker des souvenirs et de les consulter à volonté. Les dragées surprises de Bertie Crochu. La Bieraubeurre, boisson à base de bière, mais agrémentée de matière grasse et de sucreries diverses... etc... etc... Je pourrais continuer à l'infini tant JK Rowling a imaginé de choses dans ce monde de magie, jusqu'à un jeu de ballons aérien et génialement inventif !

Et Il en va de même pour les personnages. Hauts en couleur, décrits avec détails, travaillés, comiques ou tragiques, parfois les deux en même temps. Et c'est là où on touche à un élément excellent dans cette saga : Plus les romans avancent, plus l'analyse est fine, plus les personnages et les situations sont analysées, plus l'aspect psychologique entre en ligne de compte. J'ai trouvé ça excellent car on a l'impression de sentir Harry grandir et mûrir. De la relative insouciance du premier volume, on arrive dans les questionnements de l'adolescence, l'éveil à la vie de pré-adulte, les questions sur l'avenir... et les filles aussi ! Puis vient le temps des questions sur le sens de la vie et le sacrifice de soi. Harry Potter est constamment tiraillé entre la lumière et l'ombre, entre pouvoirs et responsabilité. Et il est loin d'être un héros sans peur et sans défauts, malgré son côté parfois naïf et la rapidité avec laquelle il s'attire des ennuis. C'est sûrement ceci qui le rend attachant, aussi bien pour les grands que les petits.

Seul petit bémol à tout cela ? La fin du dernier volume (Les reliques de la mort) ! Alors que le début du récit est glauque à souhait, avec des rebondissements, du suspense et de l'action, la fin est... en fait, j'hésite entre "enfantine" et "nunuche" ! Alors que ça avait été une constante du roman pendant 6 volumes et demi, JK Rowling a brusquement perdu son sens du réalisme pour revenir à un scénario des plus classiques. En ressort un combat final sans véritable saveur et pas très poignant. Puis vient le tout dernier chapitre, intitulé "Epilogue". Alors là, c'est le point d'orgue de ma déception ! A tel point que j'en suis venu à le déconseiller à mes amis. On peut s'arrêter avant, rien ne vous manquera, tant ces dernières pages sortent de nulle part, ne mènent à rien, voire (en ce qui me concerne) font perdre une immense partie de la magie de la saga. Bon, il ne faut pas tout rejeter en bloc, cela concerne quelques pages sur les plus de 4500 au total ! Et le sentiment final est quand même magiquement positif !

Allez, je retourne à mes grimoires, je n'ai toujours pas trouvé la formule pour que ma vaisselle se fasse toute seule... (soupir)

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O
C'est vrai que Tolkien et Rowling n'ont pas écrit pour le même public. Au départ, il parait que Rowling voulait écrire pour ses enfants, alors forcément, ça se ressent, surtout pour nous, les adultes. La différence est flagrante !
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K
L'auteure a eu l'imaginaire ou l'imagination de transposer la magie de l'enfance au grand public. Je ne suis pas fan des atermoiements longs et chiants de certains personnages, il y a beaucoup de lourdeurs mais cette Dame a le mérite d'avoir écrit un saga qui a parlé à des dizaines de milliers (millions) de personnes. En cela, je lui reconnais d'avoir fait rêvé tant de personnes même si on coeur me porte au Seigneur des Anneaux, moins noir ou blanc.
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