Lundi 8 novembre 2010
1
08
/11
/Nov
/2010
12:45
Plusieurs semaines de grèves, de mouvements sociaux, un bras de fer entre gouvernement et syndicats, le prix du carburant qui s'envole pour cause de pénurie ...
tout ça pour quoi au final ?
Ben en fait, on se sait pas encore trop. D'un côté, la loi est passée mais on en connait pas précisément toutes les
modalités, tant il y a de modifications, de cas spéciaux, d'étalement dans le temps et d'éléments encore à définir. D'un autre côté, les syndicats disent que ce n'est pas fini, qu'il y aura
encore des actions et encore des grèves. Au milieu de tout ça, l'opposition, qui elle, promet de revenir en arrière et tout remettre "comme avant" dès qu'ils seront au pouvoir.
C'est bien gentil tout ça, mais où va-t-on ? J'ai envie de savoir ce qu'il faut que je fasse pour ma retraite.
Devrai-je bosser jusqu'à 70 ans ou pourrai-je m'arrêter à 65 ? Pourrai-je compter sur un taux de retraite "correct" ou faut-il que je compte surtout sur une retraite complémentaire privée, à
mettre en place au plus tôt ? Bref, le jeu politique devient de + en + insupportable en France et ce sont les "petites gens" qui payent et qui paieront.
Il y a évidemment une question mathématique : On commence à travailler + tard qu'avant, on travaille moins d'heures
par mois et on veut continuer à partir au même âge que lorsqu'on commençait à bosser à 16 ans et qu'on bossait 42 heures par semaine. Il faut donc forcément modifier quelque chose. Je ne
sais pas si la loi actuelle fera des miracles, mais faire l'autruche pour gagner des voix, dire que rien ne changera et qu'on piochera dans les revenus du capital et des sociétés, c'est prendre
un risque énorme de faire capoter l'ensemble de la machine. Parce que, si ça arrive, comme d'habitude les "vraiment très riches" ne seront pas bien inquiétés. Les plus pauvres n'auront pas les
moyens de se payer une retraite complémentaire et toucheront donc une misère, en étant à la retraite à 60 ans. la belle affaire ! Et au final, ce sera certainement encore la classe moyenne qui
casquera, via des impôts plus lourds et des taxes salariales plus fortes... Et là, peut être qu'on se demandera si ça ne valait pas la peine de travailler 1 an ou 2 de plus mais d'avoir moins de
50% de nos revenus à redonner à l'Etat.